12.02.2008
Trop de B
Cette fois c'est la Bonne.
Bébé - Boulot- Blog - Bouquin.
Je n'arrive plus à assurer et à suivre le ryhtme. Je néglige le Blog et je dois me concentrer sur le Bouquin à écrire.
Chers amis, j'ai fait un (très) agréable Bout de chemin avec vous mais cette fois-ci je vous quitte pour de Bon. Je ne voulais pas le faire dans le dos ni sans vous dire aurevoir mais, je vous l'avoue, j'ai Bien compris que ce lieu ne pouvait durer d'avantage. En tout cas avec régularité et un Brin de talent.
L'idée de ce Blog qui m'attend et m'oblige, la certitude que certains d'entre vous reviennent chaque jour guetter une nouvelle note me met mal à l'aise et me prend Beaucoup de concentration que je dois maintenant donner au Bouquin (qui découle directement de ce Blog).
Ceux qui le souhaitent peuvent m'envoyer leur mail à cette adresse indilou@yahoo.fr et je me ferais un plaisir de les prévenir de la date de sortie de mon livre, vers septembre-octobre normalement.
En attendant de vous revoir sous d'autres horizons, je vous souhaite à tous une route pavée de Bonnes intentions et de Bonheurs à foison !
A bentôt et merci pour tout,
Indilou : )
04.02.2008
La pression infernale
Si un jour je suis grand-mère (ne pas mettre la pression à ma fille, ne pas mettre la pression à ma fille ...), je promets de faire mon possible pour ne pas lui imposer mon point de vue sur l'éducation de son enfant.
Que c'est pénible la relation à sa mère quand on devient mère à son tour !
Les rôles qui s'échangent, le flambeau qui se transmet, l'équilibre subtil à trouver pour que chacun prenne la place qui lui revient. L'arrivée d'un enfant transforme tout et l'harmonie qu'on pensait avoir trouvé avec son parent, se brise de nouveau.
La tétine c'est pas bien.
Le lait que tu lui donnes c'est n'importe quoi.
Elle a eu de la fièvre tout à l'heure donc même si elle n'a plus rien maintenant, donne lui encore du Doliprane au cas où.
Si vous n'étiez pas là, je lui donnerai du sucre en prévision de sa première dent.
Ma mère m'emmerde.
Tout mon comportement avec mon bébé est suspect. Elle remet tout en question et moi, plus sensible que d'habitude, je n'accepte aucun de ses conseils qui sont à l'opposé de ma vision de l'éducation.
Je ne veux pas faire comme elle, c'est un fait. Elle le sent et me renvoie son malaise en me mettant la pression.
(ne pas mettre la pression à ma fille, ne pas mettre la pression à ma fille ...)
Je vous jure que j'essaie de faire des efforts, que je tente de m'opposer en douceur, pour faire comprendre que je ne pense pas comme elle, que je ne vois pas les choses comme elle.
Bien sûr, elle a su élever deux enfants. Évidemment, elle est passée par là avant moi. Mais c'était il y a trente ans et j'étais la première à constater ses erreurs.
Tous mes souvenirs d'enfance affluent et se brisent sur les quelques mois de vie de ma fille.
Je ne veux pas faire comme elle, je voudrais éviter certains écueils et ne pas reproduire certains schémas.
Je sais que je n'y parviendrais pas tout à fait et que si j'évite ses erreurs à elle, ma mère, je ne pourrais éviter les miens. Et ma fille, un jour, se dira que sa mère putain, elle en a fait des conneries!
Mais en attendant, je suis la maman de ma fille et ma mère est la mienne. Ce n'est pas la maman de mon enfant et ça j'ai l'impression qu'elle a du mal à l'admettre.
Est-ce parce que ça la renvoit à quelque chose qu'elle ne pourra plus faire (élever un enfant)?
Est-ce parce qu'elle sent qu'elle vieillit et que son nouveau rôle est celui de grand-mère et plus vraiment de mère (puisque ma soeur et moi sommes grandes désormais)?
Est-ce simplement de la jalousie (du fait que j'ai un bébé dans ma vie)?
J'aimerais que nos rapports s'adoucissent et redeviennent sains.
Pour le moment, je me sens dans une tension impossible dés qu'elle est près de moi et que ma fille est entre nous.
(ne pas mettre la pression à ma fille, ne pas mettre la pression à ma fille ...)
09:45 Publié dans Humeur, Maman comme les autres | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : rapport à sa mère, grand-mère, pression maternelle
28.01.2008
Des filles qui en ont
Des amies qui viennent de Province, avec une curiosité pour ma ville que parfois je n'ai plus, et voilà comment je me suis retrouvée samedi soir, dans la petite salle minuscule du Théâtre des Blancs Manteaux pour assister à un spectacle humoristique, drôle et caustique.
Un spectacle humoristique c'est censé être drôle mais dans ce genre de cas, quand on le choisit au hasard des pages du Pariscope et que vous n'en avez absolument pas entendu parler, y'a toujours le risque de s'emmerder grave et de sourire à peine.
Bon, je ne me suis pas esclaffée non plus tout le temps, y'avait pas mal de thèmes archi-débattus sur les relations homme-femme et les nanas obsédées par le shopping et la culotte de cheval, mais grâce à une mise en scène intéressante (avec l'incrustation de vidéos) et au talent des deux comédiennes, mes zygomatiques sont restés au top de leur extension du début à la fin.
Elles m'ont particulièrement touché quand, de façon complètement inattendue et avec un sérieux que jusqu'à présent elles n'avaient pas, elles ont fait un ode à l'amour entre femmes. Alors qu'elles dansaient un tango sensuel, une bande-son diffusait la voix de deux amies qui discutaient intimement de leur préférence amoureuse et l'une des deux racontait comment elle s'était tournée vers les femmes et l'épanouissement qu'elle y avait trouvé.
Comme je ne savais pas que ce spectacle me donnerait ce petit cadeau lesbien et que j'y étais allée par hasard, j'ai ressenti un frisson très agrable à ce moment précis.
Et je remercie Valentine Féau et Sandrine Jouanin pour leur spectacle "Quand je serais grande, j'aurai des chaussures rouges ...".

11:00 Publié dans La vie est pleine de surprises | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : spectacle, théâtre des blancs manteaux
25.01.2008
L'hiver n'est plus et la banquise non plus
Ma fille a bientôt sept mois. A l'échelle de la planète, en comparaison à l'âge de la Terre, elle ne représente qu'une petite particule de temps de rien du tout, avec un passé riquiqui et un avenir qui sera sa vie entière.
C'est à dire la vie d'un humain, pas grand chose si l'on en croit l'Univers.
Je viens d'entendre que la banquise avait diminué comme jamais durant l'année 2007 et que les prévisions les plus pessimistes explosaient.
Trop tard.
Nous voilà pris à notre propre piège et ma fille est enfermée dedans.
J'aimerais ne plus rien entendre sur les changements climatiques qui s'annoncent et qui ont déjà lieu, sur l'état de la maison dans laquelle nous vivons. Car si d'un côté j'entends que la banquise a fondue de façon considérable en 2007, j'apprends que la même année, la déforestation de l'Amazonie s'est accélérée.
C'est à ni rien comprendre. On nous bassine d'écologie tous les jours, on nous demande d'éteindre les veilleuses de nos ordinateurs et pendant ce temps, des pratiques criminelles continuent et bousillent vitesse grand V le peu qui reste d'espoir.
La préoccupation principale des français c'est le pouvoir d'achat. Mon angoisse principale, c'est l'avenir qui nous attend, et surtout celui de mon enfant. Car si je suis mal placée pour critiquer l'envie de consommer, le plaisir d'acheter une nouvelle paire de chaussures inutiles (puisque j'en remplis mes placards), je vous promets que je m'en passerais très bien si on me disait que c'est parti, les humains ont décidé de se prendre en main, changer leur comportement et sauver ce qui peut encore l'être.
Et si j'ai déjà fait le choix d'un mode de vie écolo, je sais bien que je fais partie de ces chanceux, très minoritaires, qui peuvent se rendre en vélo à leur travail, se déplacer en train, acheter du café Max Havlaar et des bodies bio à leur enfant.
Et que ce choix perd beaucoup de son impact quand je m'autorise un voyage au long cours une ou deux fois par an !
Certainement que si je manquais de tout, si ma fille n'avait pas de quoi manger tous les jours, mes préoccupations seraient différentes. Et probablement que l'environnement serait le dernier de mes soucis si je voyais mon enfant crever de faim sous mes yeux. C'est peut-être une angoisse d'occidental qui m'opprime, la seule qui soit au delà d'un quotidien qui m'offre argent, confort et nourriture.
Mais qu'on détruise massivement pour avoir encore plus, qu'on néglige les conséquences de ses actes pour gagner encore plus d'argent, ça c'est profondément choquant.
Qu'une mère de famille aisée me dise qu'elle a acheté un 4x4 pour se sentir protégée (et donc protéger ses enfants), alors que son pouvoir d'achat lui permettait de faire le choix d'un véhicule moins gourmant et moins polluant, voilà le scandale. Protéger sur le moment, dans l'instant, certainement, mais dans l'avenir ? Comment protégera-t-elle ses enfants quand les éléments se déchaineront contre eux et que ce n'est pas son petit véhicule minable qui leur servira d'abri ?
Bousiller la nature pour survivre, personne (surtout pas nous occidentaux !) ne peut s'y opposer, mais la bousiller en conscience, pour s'offrir un plaisir de plus ... ?!
C'est déjà difficile de concilier sa vie de tous les jours avec la connaissance de l'état du Monde. Acheter des fruits qui viennent de Martinique, des légumes qui ont poussé au Brésil, se procurer des fringues ou des jouets qui sont TOUS fabriqués en Chine. Chacune de nos actions peut être regardée de travers si on réfléchit à ses conséquences quand elle est reproduite des milliards de fois par des humains qui veulent tous vivre le plus confortablement possible.
Chacun de nos gestes quotidiens a des résonnances sur l'écologie et les plaisirs qu'on s'autorisent encore plus. Parcourir des kilomètres en avion pour jouir d'une île magnifique en sursis, c'est devenu aberrant quand on y pense !
En 2000, j'ai vu les plages sublimes de la Polynésie et pour se faire, j'ai participé au réchauffement climatique qui feront qu'un jour elles ne seront plus ...
Il faudrait revoir tout le fonctionnement de notre société, refuser du jour au lendemain de consommer, se déplacer ou voyager au loin. Et pour cette seule raison, qui est la raison même de notre façon de vivre, c'est déjà trop tard.
09:50 Publié dans Fauteuil ou Divan ? | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : écologie, angoisse écologique



